PrésentationA Guernes-en-Yvelines, l’église effondrée depuis 1924 fut reconstruite à partir de 1948 grâce au curé Grouet qui, en l'absence de subvention, mena jusqu'à sa mort en 1957 une vigoureuse campagne de financement. Les vitraux de Notre-Dame de Guernes ont été conçus en 1953 par le peintre Maurice Rocher et réalisés par l'atelier du maître-verrier Jacques Degusseau à Orléans. En 1991, afin de réparer quelques dégradations, certains d’entre eux furent confiés pour restauration à l’atelier de Gérard Degusseau, le fils de Jacques Degusseau, installé à Paris. Ces soixante verrières constituent un ensemble exceptionnel par son unité autour du thème marial. Vingt d’entre elles figurent les églises consacrées au culte de Notre-Dame : , dix verrières rectangulaires de chaque côté de l’édifice, soit vingt en tout, forment à hauteur des yeux une frise où l’on retrouve les représentations traditionnelles de la vierge : bergers assis devant la vierge pour La Salette, port et bateaux à Boulogne-sur-Mer, paysage, vierge noire au Puy-en-Velay, ermite à Rocamadour, enfants à genoux à Pontmain… S'y ajoutent deux vitraux figurant le Christ et Jean-Baptiste et quatre compositions abstraites au chevet. Les personnages sont peints à la grisaille sur du blanc enrichi de souffre, vieux rose, neutre blanc, citron neutre et rouge sur bleu, entouré de motifs libres : fond en damier très contrasté de couleurs genre Strasbourg coupé de rythmes abstraits de valeur moyenne ou foncée. Rocher reprend ici le principe le chantier de Notre-Dame de Sion à Strasbourg sur lequel il travaillait alors... Il avait noté : ensemble scintillant. Le chœur s’enrichit du mobilier du Père de Laborde, moine bénédictin ami de Maurice Rocher, architecte, créateur de vêtements, d'objets et de mobiliers liturgiques (ici, l'autel, le ciboire, l'ambon, les chandeliers, le confessionnal et les fauteuils). Les vitraux furent exécutés par l’atelier Degusseau en 1955. Ces verrières constituent un ensemble exceptionnel autour des sanctuaires mariaux : - sur le coté nord, ceux sur le coté nord celles du nord de la France : Notre dame -Dame du Folgoët , (Finistère), Notre dame -Dame de Pontmain , (Mayenne), Notre-Dame de la Délivrande (Calvados), Notre-Dame de Chartres (Eure-et-Loire), Notre-Dame de Brébières, d'Brebières à Albert (Somme), Notre -Dame de Boulogne (Pas-de-Calais), Notre-Dame de Liesse (Aisne), Notre-Dame de des Trois-Epis (Haut-Rhin);
- dans le chœur celles , ceux de l'Île-de-France: Notre-Dame de Pontoise (Val-d'Oise), Notre-Dame de Paris, Notre-Dame des Victoires (Paris), Notre-Dame de Bonne-Garde à Longpont (Essonne);
- sur le coté sud celles , ceux du sud de la France : Notre-Dame de la La Salette (Isère), Notre-Dame de la Garde à (Marseille), Notre-Dame de Fourvière (Lyon), Notre-Dame du Puy (le Le Puy-en-Velay), Notre-Dame du Sacré-Coeur Cœur à Issoudun (Indre), Notre-Dame de Rocamadour (Lot), Notre-Dame des clefs-Notre-Dame la Grande à Poitiers, Notre-Dame de Lourdes.
Représentés en blanc et noir, monuments et personnages sont entourés de verres aux multiples couleurs et de formes géométriques diverses qui forment un patchwork contrasté mais le plus souvent chaleureux et toujours chatoyant, lorsque la lumière solaire les traverse. A droite de l'entrée, trois vitraux composés de la même façon évoquent Saint Jean-Baptiste, tandis qu'à gauche de cette entrée, trois autres vitraux encore de même facture représentent le Christ. Le chevet de l'église s'orne d'un ensemble de quatre vitraux non figuratifs constitués seulement de formes géométriques multicolores d'une incontestable beauté. |