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Un petit garçon naît en 1918 à Evron, fils d’un chef de gare (employé SNCF) et d’une jeune fille dont la mère était issue d’une nombreuse famille (21 enfants) de petits agriculteurs, les Chauveau. Un grand-oncle, légataire d’une personne riche, était peintre portraitiste à Laval où il habitait une grande maison avec un atelier. C’est lui qui offre sa première boite de couleurs au petit Maurice (qui la lui a demandée).
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La maman, très jeune, confie régulièrement son fils à la grand-mère qui tient un café place du Champs de Foire-aux-Chevaux. Celle ci lit les gazettes plutôt que de surveiller l’enfant qui s’installe régulièrement sous le comptoir, à observer les gens… Son oeil se forme.
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Les jours de marchés, il voit les grandes gaillardes du coin. Vues d’en-dessous, sont-ce ces femmes terrorisantes, en train de boire et de rire auprès des maquignons, qu’il appellera plus tard les ‘mangeuses d’homme’ ? Est-ce cela qui va forger sa théorie que les femmes sont plus puissantes, plus décidées, plus fortes que les mâles ? (Il y a dans la famille la légende d’une aïeule héroïque; s’étant fait arracher le sein par un taureau, elle tiendra la bougie pendant que le chirurgien la recoud). Il n’en démordra jamais. Il en peindra beaucoup.
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Dans la Noce ( en 1965 ) la mariée est beaucoup plus grande que le marié - comme son père, Aurélien, plus petit en taille que sa femme…
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Il côtoie les peintres Christoforou, Lindström, Angelo Pelayo et Edgar Gillet auprès du marchand d'art Michel Polac à la Galerie Ariel. Il est ensuite exposé par les Galeries Protée, Pierre-Marie Vitoux et Olivier Nouvellet.
Il est un représentant original de l'expressionnisme en France.
Son intérêt pour les taureaux, les toreros et la corrida indique son regret de n'être pas plutôt né espagnol.
Son tempérament violent et solitaire lui interdit les compromissions et lui crée un certain nombre d'ennemis. On dit de lui qu'on ne peut pas le côtoyer.
A ce jour, s'il est unanimement reconnu par ses pairs pour son œuvre cohérente et techniquement puissante (la peinture l'emporte sur le trait, bien qu'il ait été un dessinateur hors-pair), il lui manque la reconnaissance internationale et l'aval du grand public.
En 1995, l'aggravation de l'Alzeihmer de sa femme, qu'il n'avait jamais quittée, précipite sa mort qui survient brutalement le 12 juillet, laissant orphelin un groupe d'amis fidèles qui aimaient sa conversation originale et sa tendresse ombrageuse.
