Alors qu'Yvette travaille chez Boulinier, Marius la suit et l'aide. Il écoute aussi ses coups de fatigue, de stress. Et puis, dans cette aventure Boulinier, en plus des rayons Livres d'Yvette, il y a aussi la musique avec les 33 tours avec Pierre, les CD, les K7 (Amédée), et une passions pour le Jazz. Et par ailleurs, au deuxième étage, c'est la bande déssiné. Monde qui parle à Michel qui aime tout particulièrement l'illustration, et en particulier les dessins de Sempé.
Au début des années 90, il se lance dans la création de carnets: des petites histoires pour Yvette, des carnets qui lui sont destinées, et ne sont montrés à personne d'autre. Le tire de la série "C'est à moi rien qu'à moi" ne trompe d'ailleurs pas sur l'attitude d'Yvette face aux objects et aux création de Marius. Elle est très exclusive, et il joue le jeu. Elle est sa muse. Il ne crée que pour elle.
Précurseur, il crée ces petits carnets comme commencent tout juste à le faire aussi en parralllèle la nouvelle école de la bande dessiné, avec Trondheim. Ses carnets évoquent assez fortement les "Petit Rien" que sortira Lexis Trondheim vingt ans plus tard.
Dessiné directement au feutre sur les carnets, sans brouillons, sans crayonnés, sans droit à l'erreur, ils montrent la technique de Michel qui maitrisait parfaitement son trait.
La série des carnets:
- Petit Carnet - Collection C'est à moi rien qu'à moi. 24 pages
- Carnet - Suite de la collection "C'est à moi rien qu'à moi". 24 pages. 1992.
- Vol3 - C'est à moi, rien qu'à moi
- La traversée de Pezens en solitaire - Guest star: M. Perplex. 30 pages.
- Dans la même série - C'est encore à moi - Vol 5