Plus tard, il va être pieux, mystique mêmeparticipe au renouveau de l’église. L’héroïsme, c’est d’être croyant. Il veut entrer à l’abbaye de Solesmes et se faire moinedominicain. Il passe des heures dans la basilique d’Evron (il aime le calme et la fraîcheur des lieux) en particulier devant la Pietà polychrome du XVème siècle. Mais l’appel de la vie est plus fort. Au lieu d’avoir des maîtresses, des amies, des modèles, lui le chrétien, il se marie à 27 ans. Il faut fonder une famille, avoir des enfants, disent les curés. Il en aura six. Mais comment les nourrir ? Cela, l’église ne le dit pas. Il est doué… Il a fréquenté l’Académie des Arts Appliqués du Mans, appris l’art de la fresque aux Beaux-Arts du Mans, rencontré suivi l’enseignement de Georges Desvallières et Maurice Denis à Paris aux Ateliers d’Art Sacré, est devenu élève puis professeur… y a enseigné… Il veut être un artiste chrétien. On lui demande des vitraux ? Pourquoi pas ? La reconstruction de la Normandie commence, il travaille avec les architectes des Monuments Historiques , respecte les édifices anciens, sait faire une coloration discrète dans du roman ou du gothique (“servir l’architecture” dit-il) mais aussi faire une (belle) œuvre personnelle quand il n’y a pas d’impératifs techniques... C’est beau. Sa notoriété grandit.et les Commissions d’Art Sacré et acquiert une notoriété grâce à ses compositions solides et ses couleurs magnifiques. Il sait " servir l’architecture ", être en retrait dans le gothique ou innover dans le béton en des figurations hardies, des-murs vitraux ou des verrières abstraites, poétiques, proches des réalisations de Fernand Léger ... (Voir les réalisations de vitraux et dalles de verre) |